Lecture : « Famille (presque) zéro déchet » de Jérémie Pichon et Bénédicte Moret

J’ai mis un peu de temps à me lancer dans ce livre acheté quelques mois auparavant. Mais c’est, au final, une bonne chose puisque ma lecture du livre de la famille presque zéro déchet est tombée en plein dans une petite période de bas en termes de minimalisme et de zéro déchet. Le quotidien super speed et la fatigue commençaient à prendre le dessus sur ma motivation et la lecture de ce livre plein de fraîcheur et de bonne humeur m’a redonné des forces pour ce challenge de tous les jours qu’est la quête d’une vie zéro déchet. 

Contrairement à l’ouvrage de Béa Jonhson, il s’agit là d’une famille française, ce qui est parfois plus simple puisque les solutions proposées, etc. sont plus en adéquation avec notre mode de vie. De plus, les différents chapitres sont traités avec humour, sans mettre à la trappe les difficultés rencontrées (ça fait du bien, il faut le dire, quand on galère nous-même pour trouver des solutions applicables sur le long terme, sans pour autant que cela ne devienne un parcours du combattant quotidien). 

7 grands thèmes pour aborder le zéro déchet en toute sérénité

En termes de contenu, le livre est bien fait. Il nous propose une « introduction au zéro déchet » (introduction, zéro déchet définition, B.A.BA des déchets et plan d’action zéro déchet) avant d’attaquer le gros du contenu, qui se répartie en 7 grands thèmes. Dans l’ordre : les courses, la cuisine, l’hygiène de la maison, les cosmétiques, les enfants, les fêtes, la maison. On retrouve, pour chacun, des informations et statistiques sur les déchets engendrés, leur traitement et les problèmes que cela pose, des solutions concrètes applicables au quotidien, tirées de l’expérience de la famille. On termine enfin chaque partie par une “Battle” qui fait le point sur le avant/après de la famille sur le thème abordé. Pour cela, la comparaison est basée sur la quantité des déchets produits et sur le nerf de la guerre (même si ça ne fait pas tout, bien entendu) : le budget.

Le zéro déchet n’est pas hors de prix

Au final, pour la grande majorité des nombreux points abordés dans l’ouvrage, on constate que, contrairement à ce que l’on aurait tendance à penser, vivre zéro déchet revient moins (voire bien moins) cher qu’un mode de consommation classique en supermarché. Cela tient en partie au fait que l’on achète UNIQUEMENT ce dont on a besoin, sans se laisser tenter par les babioles ou les promotions présentées en tête de gondole et dont on n’a pas réellement besoin. Mais aussi au fait que les emballages et le marketing produit nous sont facturés dans le prix final des articles lorsque nous passons à la caisse. 

On peut ainsi manger de meilleure qualité (bio, local) sans pour autant se ruiner. Certes le bio et le local sont généralement plus chers que les produits de grande surface mais ils sont aussi de meilleure qualité, ce qui engendre moins de déchets car tout se consomme, y compris les épluchures qui ne contiennent plus de produits mauvais pour la santé. 

L’entretien de la maison et les cosmétiques

Les parties sur les produits d’entretien de la maison et les cosmétiques sont également très intéressantes puisqu’elles proposent des alternatives aux produits chimiques du commerce, réalisables à la maison et avec un minimum d’ingrédients. Des produits donc bien moins mauvais pour notre santé puisque la plupart ne présentent pas de consigne particulière pour l’utilisation et ne sont pas nocifs. En plus du côté écolo de la démarche (on pollue moins l’eau, l’air intérieur de notre habitation, etc.), on découvre un aspect ludique que l’on ne rencontre absolument pas lorsque l’on va acheter notre produit vaisselle ou notre poudre à joues au supermarché. Que l’on soit seul ou avec des enfants, la réalisation maison des différents produits ménagers et cosmétiques fait de nous des apprentis sorciers le temps d’un après-midi. Chacun adapte les recettes disponibles en fonction de son expérience pour obtenir un produit qui correspond parfaitement à ses attentes.

Les fêtes

Le livre nous parle aussi des fêtes zéro déchet, à réaliser sans vaisselle jetable, sans pailles en plastique, sans emballages en tout genre, si possible sans papier cadeau et, must du must du zéro déchet, avec des cadeaux d’expérience ou de seconde main. Cette partie nous rappelle que les fêtes devraient avant tout mettre en valeur l’être plutôt que l’avoir et que le temps que l’on partage à cette occasion avec les personnes qui nous sont chères est plus important que les cadeaux que l’on peut s’échanger. Comme on le dit souvent, quand on fait le bilan de sa vie, on pense à ce que l’on a fait et pas fait, à nos souvenirs et expériences mais rarement à la liste des possessions que l’on a accumulées au fil du temps.

Les enfants

Enfin, une partie complète est consacrée aux enfants et, même si je n’en ai pas personnellement, j’ai trouvé cette démarche vraiment très sympa (en attendant de lire « Les enfants presque zéro déchet ») ! Comme le reste de l’ouvrage, cette partie est placée sous le signe de l’humour et s’adresse majoritairement directement aux enfants.  

Vous pouvez retrouver d’autres astuces et du contenu supplémentaire sur le blog de la famille presque zéro déchet.

Vous avez lu ce livre de référence ou prévoyez de le lire ? N’hésitez pas à partager votre avis en commentaires.

Vous avez aimé cet article ? Partagez le

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *